Près de 10 ans après Les corrections qui l’a révélé au grand public, Jonathan Franzen est pratiquement entré dans la légende avec Freedom, un «roman-événement» qui lui a valu en 2010 la couverture du magazine Time sous le titre de «Great American Novelist» et qui paraît en français cette semaine.
Dans la grande veine des romans réalistes – il cite Tolstoï et Stendhal dans ses influences – il aura fallu des années à Jonathan Franzen pour aboutir à Freedom, qui comptait au départ une vingtaine de personnages et qui, finalement, est devenu le portrait de la très imparfaite famille Berglund, qui évolue dans l’Amérique post 11-septembre des années Bush, où la notion de liberté a été particulièrement malmenée.
Il y a tellement de «moi» différents, c’est pourquoi je résiste à l’idée d’écrire seulement sur moi, parce que cela semble me réduire à quelque chose de simple, et je ne suis pas quelqu’un de simple.»
Bref, il existe autant de définitions de la liberté qu’il y a de gens pour la penser.
C’est extrêmement sérieux pour moi, et c’est ce qui me permet de rester dans le jeu que de continuer à offrir d’intenses expériences romanesques dans la veine de ce qui s’est fait au XXe siècle et qui continue de se faire aujourd’hui.
Source: Continue reading »